Dernières nouvellesCes quelques pistes ouvertes nous encouragent à développer nos actions avec confiance. Pour l’équipe, JP Payot. Décembre 2009.
L'entraide au quotidien Aides ponctuelles L'indispensable visite Vac'ens Au BéninL’ Agglomération du Saumurois compte environ 35.000 habitants. Saumur est en situation économique très difficile avec des records négatifs dans les Pays de Loire : chômage des jeunes, peu de création d’entreprises innovantes, très jeunes femmes seules avec enfants… Malgré le fort impact du tourisme en Val de Loire et la réinstallation de militaires dans le secteur, la situation sociale reste préoccupante. En 2006, le Conseil presbytéral demande que soit relancée une « Entraide » en sommeil depuis des années, en vue d’un témoignage plus visible dans la cité. Une petite équipe de six ou sept personnes s’est constituée, se fixant ces quelques buts, compte tenu de nos faibles moyens :
Nouvelle école Puits Terrain des jeunesENTRAIDE PROTESTANTE de SAUMUR novembre 2011 Projet SOLOGNON au Bénin. Il est temps de vous donner des nouvelles de notre projet mené avec le village de ZA-KAKEKANME au Bénin depuis 6 ans maintenant. C’est aussi notre façon de vous remercier de tout cœur pour l’aide indispensable que vous nous apportez et qui nous permet de mener les choses à bien. Pour ceux qui nous rejoignent : Dans ce village oublié de tous, nous avons avec des amis, aidé à la restauration du puits unique qui s’était effondré en 2005. Ensuite lancé une école,avec de très petits moyens, mais qui s’est vite révélée efficace. Ainsi qu’une coopérative des femmes avec l’achat d’un moulin à grain. Et enfin, une coopérative, après avoir acheté un terrain cultivable.Elle concerne une douzaine de jeunes garçons non scolarisés, dirigée par un animateur salarié depuis 2010. A ce jour, les nouvelles sont très bonnes, même si nous mesurons les limites de notre action. La création d’une école en 2006 est au cœur de ce projet de développement intégré,dirigé par Xavier, parisien, natif de ce village. C’est une réussite ! Mais l’idée d’avoir une école n’est pas évidente pour des parents illettrés qui ont comme priorité d’arriver à vivre décemment. Ce qui n’empêche pas que tout le village se soit mobilisé très activement de mai à septembre 2011 pour achever, avec l’Association danoise Borne Fonden, la construction de trois salles de classe et les finitions d’une autre restée en plan car l’Association qui en avait pris l’initiative a quitté les lieux sans terminer l’essentiel des travaux. Bien des ONG (aujourd’hui il faut parler d’Organisation de Solidarité Internationale, OSI) travaillent en solo, sans tenir compte des priorités que la population choisit en fonction de critères qui lui sont propres et dont la logique nous échappe parfois. Mais c’est son choix qu’il nous faut impérativement respecter si nous voulons mener à terme des actions durables et fécondes. Voilà donc depuis octobre ce village équipé d’une école comprenant quatre classes fonctionnelles, des toilettes, deux citernes en cours de finition (travail très dur mais indispensable pour recueillir environ 50.000 litres d’eau potable), d’un bureau du Directeur et de quatre autres enseignants, tous cinq rémunérés par le Ministère de l’Education nationale depuis la rentrée. Deux classes en terre battue de la première génération de l’école vont être améliorées (crépi et peinture des murs extérieurs et intérieurs). L’entretien de ces bâtiments revient maintenant à l’Etat. Nous n’en aurons plus la charge désormais, du moins sur le papier. Tout le monde salue l’énorme travail, accompli par les villageois hommes et femmes pour la construction des nouvelles classes (fabrication des briques qui nécessitent eau et terre, deux matières premières difficiles à rassembler à cet endroit, creusement des fondations et aide aux maçons.) Pendant trois mois, sans relâche. Ce qui a permis d’achever le tout en un temps record… (Un exploit si l’on songe que, de façon générale, il y faut plus d’un an, voire deux, dans d’autres villages). Les travailleurs bénévoles recevaient un repas complet chaque jour. La présence sur place de Xavier est pour beaucoup dans cette avancée. Le sous-préfet est venu en personne visiter les lieux et a vivement félicité le village pour cette réalisation collective et l’a citée en exemple. A l’école, 131 élèves sont inscrits à ce jour. Vous vous souvenez que 19 élèves du CM2 ont été admis au Collège à la rentrée. C’est un exploit qu’il faut souligner compte-tenu des conditions très rudimentaires faites aux élèves pour assurer leurs devoirs à domicile, le soir,après le travail des champs accompli au retour de l’école. Faire comprendre aux parents concernés l’importance de la scolarisation de leurs enfants puis de la poursuite de leur formation après le certificat d’études n’est pas une mince affaire puisque nous touchons là aux traditions ancestrales qui veulent que l’avenir des jeunes soit tout tracé et les conduise rapidement à devenir financièrement autonomes, avec mariage rapide à la clef. Cela soulève la question des métiers auxquels les jeunes scolarisés pourront accéder,en dehors de la vie de cultivateurs, pour quelques-uns d’entre eux du moins (artisanat, fonction publique, commerçants si les parents ont les moyens de les appuyer financièrement, voire études secondaires et supérieures)… Si globalement, le village adhère à cette nouvelle vision de l’avenir de ses jeunes, il n’en va pas de même pour tous les parents et en particulier pour les mamans veuves qui peinent à assurer le quotidien des leurs. Nous soutenons une dizaine d’orphelins en réglant les frais de matériel scolaire tant au village qu’au collège (où les parents doivent acquitter une taxe annuelle de 30euros par garçon mais 15euros seulement par fille (encouragement à leur scolarisation) et fournir une carte d’identité pour leurs enfants. Nos correspondants béninois, Xavier à Paris, Joseph et Samuel sur place assurent ce suivi matériel et pédagogique en direction des villageois. Sous la direction de Xavier qui est à l’initiative de l’ensemble du projet « SOLOGNON » (pour un avenir meilleur). Ils travaillent sur le moyen terme et il leur faut déployer des trésors de patience et d’abnégation s’ils veulent aboutir, c’est-à-dire, rendre leur village pleinement responsable des actions que nous soutenons. Les acquis dans ce domaine (qui est, ne l’oublions pas, une forme de lutte contre la vente des enfants exploités en particulier en Côte d’Ivoire et au Nigeria voisin), sont les suivants : Un nouveau Directeur moins cupide et corrompu que l’ancien, nous l’espérons, vient d’être nommé. Comme ses quatre collègues, il est rémunéré par l’Etat qui prend en charge,à travers la dotation annuelle de l’Education nationale, l’entretien et l’amélioration des bâtiments depuis maintenant. Par son école, le village est valorisé et mieux connu. La faiblesse majeure de cette action demeure la cantine scolaire, sans laquelle nous ne pourrions rassembler autant d’élèves. La scolarité primaire étant décrétée gratuite, nous avons de la peine à suivre. Même si les parents font l’ effort suggéré de verser 10 fr. CFA par jour, soit 40 cent d’euros. par mois Apport très faible qui, de façon générale, ne permet pas du tout de nourrir correctement les élèves. Et ce d’autant plus que les cantinières partagent les ressources en argent et apports en nature des familles et du village entre tous les écoliers. (Contrairement à ce qui se fait dans d’autres écoles où certains n’ont rien à manger jusqu’au soir, tandis que quelques élèves seulement sont bien nourris !) Jusqu’ici, nous avons donné entre 600 et 900 euros par an (dix mois scolaires) sur ce poste, ce qui représentait env. 4 centimes d’euros par élève /jour. Le coût total étant d’env. 10 centimes d’euros., la différence a été comblée par les apports locaux, tel que prévu. Inflation Mais la très forte augmentation des vivres cette année au Bénin nous oblige, même pour des portions plutôt maigres, d’atteindre le montant de 30 cent d’euros par élève/jour. Soit trois fois plus qu’actuellement.. Pour bien faire, en comptant sur un apport des villageois beaucoup plus important, il nous faudrait pouvoir envoyer de 2.000 à 2.500 euros dans l’année scolaire, soit jusqu’en juillet 2012 inclus. Nos caisses étant vides à ce jour, ce sont les revenus de la coopérative des jeunes qui assurent la cantine minimale depuis la rentrée d’octobre, mais cela ne pourra durer. Et nous devrons rembourser les sommes avancées, bien entendu. La cantine doit si possible rester indépendante de l’Education nationale (qui de toute façon donne peu de nourriture : il s’agit d’un geste symbolique,en fait). Il nous semble important que le village tout entier marque, par son aide,son attachement à son école, qu’il ait toujours son mot à dire sur le bon fonctionnement de l’ensemble et ne se laisse pas dessaisir de cette réussite. L’avenir nous dira si nous pouvons tenir ce pari de ne pas abandonner totalement la question de l’ éducation des enfants du village à l’Etat (qui a tendance à s’attribuer le mérite des actions de développement menées par les OSI. Sans en assurer toujours le suivi). Une villageoise est chargée de faire fonctionner cette cantine avec la quantité de nourriture disponible qui lui est confiée jour après jour par village Ce système évite le risque de fraude. La coopérative des jeunes est une réussite qui doit beaucoup à son animateur Samuel que nous salarions à hauteur de 45euros/mois. A part les cultures traditionnelles, il innove en plusieurs domaines pour diversifier les ressources de ce groupe d’une douzaine de garçons. Cette coopérative a construit des cases dans d’autres villages, par ex. ce qui est d’un bon rapport. De plus, la récolte a été très bonne cette année, il faut le dire. Au cours de cette première année, les garçons ont plus gagné que s’ils avaient dû aller travailler à l’étranger. Ce point est essentiel lui aussi pour notre lutte contre toute forme de « vente » des enfants par des parents en général très démunis. Le moulin et le puits fonctionnent bien, même si l’entretien du moulin à grains pose quelques problèmes… Le groupe des femmes pense devoir le changer bientôt car les réparations assurées par un habitant du village se multiplient. L’usage sans doute un peu abusif qui en est fait ne peut qu’abréger sa vie. Il pourrait être vendu d’occasion pour env. 150 euros à quoi s’ajouteraient 300 euros mis de côté pour l’amortissement (chaque jour les responsables doivent mettre 500 CFA,75 cent d’euros, de côté pour ce faire). Resteraient env. 400 euros à trouver. Affaire à suivre. Finances : Cette année 2011, nous avons pu verser 5.100 euros sur l’ensemble du projet. (principalement pour la cantine, le salaire d’un instituteur et de l’animateur de la coopérative des garçons, le suivi des travaux par Xavier sur place en mai –juin 2011, etc.) Depuis mai 2011, nous avons en outre versé tout ce dont nous disposions pour l’école, soit 2.500 euros pour permettre d’achever les travaux à temps. Et fournir 75 bancs –tables fabriqués par un artisan du secteur en bois d’ iroko (notre chêne). De plus, nous nous sommes engagés à soutenir la cantine scolaire qui devient une priorité du projet en cours pour les raisons évoquées plus haut. Pas de cantine, pas d’élèves !.. Au nom de son village, Xavier, remercie très vivement toutes les personnes qui soutiennent et font connaître ce projet ! Votre appui nous permet d’envisager l’avenir avec confiance. J-P Payot. Nous contacter : Jean-Pierre PAYOT 49 Grande-Rue F- 49400 VILLEBERNIER Tél : 02 41 51 85 32 Mail : jppayot@yahoo.fr Aider SOLOGNON : Chèque à l’ordre de l’Entraide protestante de Saumur. Indiquer : « pour Solognon ». A adresser à Mme S WETZSTEIN 53 rue de la Tranchée 37420 AVOINE. Tout don fait l’objet d’un reçu fiscal ouvrant droit à une réduction d’impôts.
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