RetourCulte junior Un conte de Noël a toujours un rapport plus ou moins proche avec le récit de la nuit de Noël que l’on trouve dans la Bible et dans l’évangile de Mathieu. Le conte de ce soir a en plus quelques ressemblances avec le premier livre des rois au chap.17 Mais revenons à l’Evangile de Mathieu au chapitre 2 et qu’est ce qu’on y trouve ? On y trouve ceci : Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer." Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il fit appeler en secret les mages, et leur demanda depuis combien de temps l'étoile brillait, puis il les envoya à Bethléhem, en disant : "Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que moi aussi j'aille l'adorer." Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient, voici que cette étoile marchait devant eux, jusqu'à ce que étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêtat. Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent saisis d'une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent le petit enfant avec Marie, sa mère, ils se prosternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner à Jérusalem vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. -=-=-=- Et c’est là que commence notre conte. -=-=-=- Le premier mage s’appelait Gaspard. Il avait le teint clair des Européens et il apportait de l’or comme symbole de la royauté, Le second, Melchior, avait la peau brune des gens de Palestine et d’Arabie. Celui-là était porteur d’encens, lequel était utilisé par le prêtre dans sa relation au divin. Le troisième, Balthazar, était couleur de nuit sans lune, Il offrit à l’enfant Jésus de la myrrhe, la myrrhe étant le symbole de la passion, symbole que l’on retrouve dans le livre du cantique des cantiques. Ce que l’on sait moins, c’est ce qui leur arriva quand ils quittèrent Bethléhem Ils étaient savants, certes et en beaucoup de choses, mais cela n’empêcha pas qu’ils se perdirent sur le chemin du retour, car, ils n’avaient plus le secours de l’étoile pour les guider. Après avoir erré plusieurs jours, dans le désert, après avoir mangé toutes leurs provisions et bu toute l’eau qu’ils avaient emportée, ils aperçurent enfin une misérable tente dans laquelle se tenaient un couple et deux enfants. Tous les membres de cette famille avaient les joues décharnées, et leurs yeux brillaient de faim. Pourtant, ils firent bon accueil aux mages, ils les invitèrent à entrer, et ils leur offrirent un peu, du peu de l’eau qu’il leur restait - C’est que nous avons faim aussi, dit Melchior. - - Un peu de pain, même rassis, ferait l’affaire. - Hélas, soupira la femme, nous n’avons plus qu’un peu de farine, un peu de lait et d’huile d’olive, et une noisette de beurre ; juste de quoi faire une galette que nous partagerons entre les enfants. Ensuite, ensuite il ne nous restera plus qu’à nous jeter dans le puits, ou à mourir de faim. Les mages se regardèrent. - Faites la galette ma brave femme lui dit Gaspard. La femme lui obéit. La pâte était tout juste suffisante pour une personne. Gaspard, qui avait le teint clair des Européens, plia la pâte en deux, et la pâte doubla en volume. Melchior, le mage à la peau brune des gens de Palestine et d’Arabie, plia de nouveau la pâte en deux, et il y en eu pour quatre. Balthazar, le roi couleur de nuit sans lune, plia encore la pâte en deux, et il y en eut pour huit. L’homme et la femme se regardèrent et remercièrent chaleureusement les mages. Et la femme étala la pâte et la mit à cuire. La galette était dorée à point. L’homme se gratta la tête, le couteau à la main. - C’est… que… cette galette… est une galette pour huit… et nous sommes sept… et ça ne va pas être facile de partager…. - La huitième part sera celle du mendiant, dit Balthazar. - Quel mendiant, dit l'homme ? - Celui qui vient et que vous ne voyez pas encore. À ce moment-là, le plus jeune des enfants, un garçon, recracha quelque chose. C’était une bague que Melchior avait glissée dans la pâte. L’avait-il fait volontairement ? Ne n’avait-il pas fait volontairement ? Ca, l’histoire ne le dit pas. L’enfant voulut rendre le bijou. En souriant, le mage ôta la couronne de sa tête et la mit sur la tête de l’enfant : - tout enfant est un roi, dit-il. C’est le message qu’annoncera au monde un autre enfant, un enfant né pas loin d’ici, pendant la nuit du 24 au 25 décembre. Pour commémorer ce jour, je veux, je veux, que chaque année, on fasse une galette, qu’on n’oublie pas la part du pauvre, qu’on y glisse une fève qui désignera, un roi ou une reine, pour une journée. Les pauvres gens promirent de respecter la volonté des mages. C’est de là que vient la tradition de la galette des rois, C’est de là qu’elle s’est répandue et c’est depuis ce temps que nous mangeons chaque année de la galette des rois garnie d’une couronne.
Conte de Noël